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 » Les Tribulations d’une apprentie mélomane » Episode 4 : La femme à l’honneur samedi soir avec Rhoda Scott et Lisa Simone .

La femme à l’honneur pour cette belle soirée jazz ! Enfin presque puisque Lisa Cat-Berro au sax, malade, s’est faite remplacer par le talentueux Julien Alour trompetiste, frère de la 2e saxophoniste.

La soirée débute par Rhoda Scott et son quartet

Rhoda_Scott_Lady_Quartet_∏DRRhoda se déchausse et s’installe derrière son orgue Hammond, un beau meuble en bois accompagné de son ampli Leslie qui produit le son vibrato particulier de cet instrument. Une merveille pour les yeux ! Pieds à la basse et mains aux claviers, jouer de cet instrument semble une prouesse! Rhoda est considérée comme une référence des organistes de jazz du monde, et pourtant ce petit bout de femme est simple, accessible et très sympathique ! Très touchante par sa fragilité et étonnante par son énergie dans le jeu, Rhoda s’exprime en français et nous livre cette jolie phrase pour débuter le concert :  » j’espère que vous allez aimer ce concert, non aimer ce n’est pas le bon mot, car la musique a un tel effet que lorsqu’on la reçoit c’est plus, beaucoup plus « . Pleine d’humilité et d’humour,  c’est un réel plaisir de partager ce moment d’intimité, ce bonheur de jouer qu’elle transmet si bien au public et à ses musiciens! De splendides solos du quartet, un bel hommage à la France avec « Que reste-t-il de nos amours » de Trenet ponctuent cette savoureuse première partie. Elle sonne d’ailleurs davantage comme un véritable concert à part entière qui rappelle les douces soirées à deux têtes d’affiche du Campo Santo …

Lisa Simone

Paris 2014
Paris 2014

Les musiciens entrent un à un et entament progressivement le concert, puis c’est au tour de Lisa Simone pétillante et pleine de soleil de les rejoindre. Sensuelle, elle ondule sur la scène et nous couvre de sa voix de velours. Elle veut que ce soit une fête ! Elle prévient le public, rit avec lui tout en lui parlant dans un beau français qu’elle manie avec élégance . Ce soir c’est spécial, elle présente son nouvel album et c’est excitant pour elle.
« Je suis la fille de qui  » ? demande t-elle au public. Lisa choisit d’appuyer cette identité, elle évoque souvent sa mère et lui rend hommage en reprenant une des chansons que Nina Simone lui avait écrite, enfant . « Célébrer ma mère est obligatoire » cette filiation, cette inspiration est omniprésente et puissante.

A la fin du spectacle, elle s’installe en tailleur au bord de scène et entame une chanson qui parle de son monde, en toute intimité  » My World », comme le titre de l’album. Elle s’échappe alors de la scène et vient saluer le public en déambulant dans les allées … sourires, poignées de main, partage , le public est ravi !

Un beau cadeau vient clore la soirée : un duo avec Rhoda Scott . La reprise de  » I got a Woman  » de Ray Charles entraîne une grande effervescence de la salle debout et atteint son paroxysme lors de l’impro finale des musiciens avec l’organiste . Un mot particulier pour le batteur guadeloupéen qui est remarquable !

Très belle soirée pleine de coeur avec ces deux femmes simples et talentueuses. Elles ont prolongées en off ce rendez-vous en rencontrant les orléanais dans le hall du théâtre .

Le Bal avec The magic Shookheads 

La soirée s’est prolongée avec un bal dans le hall jusqu’à 3H du matin. Quel plaisir de voir Orléans danser, virevolter sur les rythmes entrainant vintage des années folles ! Swing, Lindy Hop , jazz : un bon remède contre la grisaille de samedi soir !

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Ecrit par Auré

Expatriée Orléanaise engagée dans la promotion du dynamisme culturel , sportif and co de cette chère ville ... Car quelques fois il suffit d'ouvrir un peu ses oreilles et ses yeux pour faire des infidélités agréables à son canapé :)
- Accesoirement kiné débordée et débordante , addict -

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